Ce que dit la loi tchadienne sur le harcèlement

Le cadre juridique tchadien interdit clairement le harcèlement, notamment le harcèlement sexuel, et prévoit des sanctions pénales, incluant des amendes et des peines d’emprisonnement selon la gravité des faits. La Constitution garantit également la protection de la dignité humaine et l’égalité devant la loi. Le harcèlement n’est donc ni toléré ni excusable.
Le silence, un danger collectif
Le principal obstacle à la lutte contre le harcèlement reste le silence. La peur de représailles, la stigmatisation des victimes et la méconnaissance des recours juridiques contribuent à l’impunité des auteurs. Pourtant, dénoncer le harcèlement n’est pas une faiblesse : c’est un acte de courage et de responsabilité citoyenne.
Agir ensemble pour prévenir et protéger
Mettre fin au harcèlement au Tchad exige une mobilisation collective. Cela passe par :
- l’éducation au respect et à l’égalité dès le baseâge ;
- la sensibilisation des communautés et des jeunes à l’usage responsable des réseaux sociaux ;
- la protection et l’accompagnement des victimes ;
- l’application rigoureuse des lois existantes ;
- l’implication des médias, des leaders communautaires, des familles et des autorités.
Pour une société fondée sur le respect
Lutter contre le harcèlement, c’est défendre une société où chacun peut vivre, étudier et travailler sans peur ni humiliation. Le respect de la dignité humaine doit devenir une norme sociale, et non une exception.
Dire non au harcèlement, c’est protéger notre avenir collectif.
Agir aujourd’hui, c’est construire un Tchad plus juste et plus respectueux demain.
ABDERAMAN ABAKAR